Respect des droits de l’homme : Des journalistes formés pour s’impliquer

CONAKRY-Le ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques, à travers la Direction nationale des Droits de l’homme et de la Citoyenneté, a organisé du 20 au 22 mars à Friguiagbé, dans la préfecture de Kindia, un atelier de formation à l’attention des médias publics et privés. C’était en collaboration avec le Haut-commissariat aux Droits de l’hommes des Nations Unies, avec un financement du PNUD. L’atelier dont il est question avait pour thème : « droits de l’homme et rôle des médias dans la promotion et la protection des droits de l’homme ».

En plaçant la rencontre dans son contexte, la conseillère en charge de la communication du ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques dira que l’un des objectifs de l’atelier est la nécessité d’outiller la presse sur la notion de la protection des droits de l’homme.

« Les journalistes que nous sommes, qui sont acteurs sur le terrain, ont grandement besoin d’être suffisamment outillés et avoir la capacité pour promouvoir, protéger et vulgariser les droits et les libertés fondamentales de tous les citoyens guinéens », a souligné Mme Djamila Nènèkhaly Kondotto.

Dans son discours de bienvenue, Mme le sous-préfet de Friguiagbé s’est félicité du choix porté sur sa localité. Mme Gnama Condé s’est aussi réjouie de la présence des femmes journalistes à l’atelier. Elle dira que l’une des couches les plus victimes des multiples violations des droits de l’homme demeurent les femmes et les enfants à travers le monde. « Je suis sûre et certaine que vous serez à la hauteur de promouvoir et de protéger les droits de l’homme à travers ce que vous ferez dans l’exécution de vos différentes activités », a affirmé Mme Condé.

Pour sa part, la chargée des questions de genre au Haut-commissariat aux Droits de l’homme des Nations Unies soulignera que le rôle des médias revêt une importance capitale dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Elle fera remarquer que si les médias, qui sont chargés d’informer les bénéficiaires que sont les populations, méconnaissent ces droits de l’Homme, il va s’en dire que les sensibilisations deviennent difficiles. D’où la nécessité de renforcer les capacités des hommes et des femmes des médias. Mme Astou M’Bow a enfin mis l’accent sur la sensibilisation sur les droits de la femme en vue de lutter contre les violences basées sur le genre.

En ouvrant les travaux et ce au nom de son ministre, le secrétaire général du ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques a insisté sur le rôle fondamental que joue la presse dans la protection des droits de l’homme. « Les objectifs que nous cherchons à atteindre, c’est de changer les perceptions que les gens se font des problèmes des droits de l’homme en Guinée, puisque nous avons connu par le passé beaucoup de cas de violations des droits de l’homme. Comme vous le savez, depuis quelques mois, mon département envisage la mise en œuvre d’un ambitieux programme inscrit dans un document appelé plan prioritaire.

Ce plan prioritaire met un accent particulier sur le projet de vulgarisation des textes de lois relatifs à la protection et à la promotion des droits de l’homme. Or, ce projet ne peut réussir que s’il s’adosse à une démarche cohérente de communication », a indiqué M. Lancinet Magassouba.

Il a précisé ensuite que les journalistes ont un rôle extrêmement important pour appuyer ce combat contre la violation des droits humains. Il a aussi exhorté les participants à la mise en œuvre sur le terrain de ces débats.

Au terme des travaux de trois jours, le conseiller technique du ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Amirou Diawara, a lui aussi souligné que la formation n’est que le début d’une franche collaboration entre son département et la presse nationale.

Il faut enfin signaler que les thèmes ont été exposés par M. N’Famara Camara (directeur national des Droits de l’homme et de la Citoyenneté), Sadou Diallo et Astou M’Bow du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies.

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